Crises de la nature et pistes alternatives

Dans le Quartier du Vieux-Limoilou se trouve depuis le début du XXème siècle, 70 ruelles formant un réseau viaire de 15 kilomètres de long. À travers leur histoire, on découvre les objectifs des politiques d’urbanisation successives, l’évolution de l’utilisation et de la perception de ces ruelles par les résidents jusqu’à la mise en œuvre du projet « à vos ruelles vertes » en 2017.

Tramway Inc. : Le transport en commun à Québec d’hier à aujourd’hui

Par Simon Bilodeau (avril 2019), ETHNOGRAPHIE RÉALISÉE DANS LE CADRE DU SÉMINAIRE NATURE ET ENVIRONNEMENT : ALTERNATIVES, ALTÉRITÉS, TRANSITIONS DE LA PROFESSEURE SABRINA DOYON (DÉPARTEMENT D’ANTHROPOLOGIE, UNIVERSITÉ LAVAL) L’histoire du transport en commun de la ville de Québec suit l’évolution de son environnement urbain. Au fil des 150 ans que cette histoire couvre, le souci de…

Le Port de Québec : un espace de négociation de l’environnement

Josyanne Proteau (avril 2019), ethnographie réalisée dans le cadre du séminaire NATURE ET ENVIRONNEMENT : ALTERNATIVES, ALTÉRITÉS, TRANSITIONS DE LA PROFESSEURE SABRINA DOYON (DÉPARTEMENT D’ANTHROPOLOGIE, UNIVERSITÉ LAVAL) Le Port de Québec, stratégiquement localisé pour assurer le transit de marchandises entre l’Europe et le nord de l’Amérique, effectue en moyenne le transbordement de 25 millions de…

Nature, projets citoyens et développement domiciliaire : une ethnographie de la forêt à Charlesbourg

Par Justine Auclair (avril 2020), ethnographie réalisée dans le cadre du séminaire Nature et environnement – Alternatives, altérités, transitions de la professeure Sabrina Doyon (département d’anthropologie, Université Laval) Le déboisement des forêts urbaines et périurbaines est un phénomène répandu qui n’épargne certainement pas la ville de Québec et ses arrondissements. Habitant directement devant l’un des…

Le dindon sauvage dans la région de Portneuf

Devant ces changements dans nos relations avec les nouvelles espèces qui s’installent et s’étendent sur notre territoire, je m’interroge sur les manières dont les producteurs agricoles et les chasseurs de la région de Portneuf réagissent à l’arrivée du dindon sauvage et sur les manières d’exercer un contrôle et de gérer le vivant. Bref, il s’agit d’observer comment l’arrivée du dindon sauvage dans la région de Portneuf est inséré dans un processus de co-construction de la nature et s’il figure bel et bien comme « monstre », soit « the wonders of symbiosis and the threats of ecological disruption » (Tsing et al. 2017 : 2)

Une nature « au travail » ?

Véritable poumon vert au cœur de la ville de Québec, le parc des Saules a été créé sur les traces d’un ancien domaine agricole du 19ème siècle entourant alors la Maison O’Neil. Si la Rivière-Saint-Charles « possède une histoire très riche, notamment ponctuée d’une des plus belles histoires de renaturalisation », le projet de création du parc en est une de ses manifestations les plus explicites. Pourtant, si le parc a effectivement permis la disparition du béton et un retour tout relatif « de la faune et de la flore », l’ « ancien dépotoir à ciel ouvert » est surtout devenu un environnement de travail, dont l’employé principal semble être la nature elle-même.

Ethnographie de la naturalisation : la renaturalisation des berges de la rivière Saint-Charles de Québec

Des espaces verdoyants ont laissé place à travers les siècles à des environnements gris, bétonnés et souillés par les divers polluants toxiques rejetés par l’industrie lourde. Les nombreux problèmes causés par cette pollution de l’eau et de l’air des villes et le grand manque de planification de l’espace urbain, des problèmes qui ont causé, par exemple, l’augmentation d’ennuis de santé graves au sein de la population, ont amené une certaine partie de la société à questionner les changements survenus et à prendre conscience de l’importance de protéger l’environnement.

Quelle est la place de l’éducation et du fait scientifique dans le discours sur la rivière Saint-Charles? La qualité de l’eau : une préoccupation scientifique et écologique qui trouve sa place en éducation à Québec

Cet article a pour but de situer le discours éducationnel et scientifique dans les enjeux concernant la rivière Saint-Charles. Pour ce faire, nous avons réalisé une entrevue avec Olivier D’Amours, professeur en techniques de bioécologie au cégep de Sainte-Foy. Il est responsable du cours de caractérisation des milieux aquatiques, dans le cadre duquel il effectue deux sorties sur cette rivière.

Conférence Anthropologie, Nature et Environnement II: François-Xavier Cyr et Olivia Roy-Malo

Conférence conjointe de François-Xavier Cyr (maîtrise, Université Laval) et Olivia Roy-Malo (maîtrise, Université Laval), 9 mars 2016 : Aires protégées au Québec, une logique de centralisation : le cas d’une nation autochtone et d’une municipalité régionale Le cycle de conférence « Anthropologie, Nature et Environnement » s’inscrit dans le cadre des Rendez-vous anthropologiques organisés par le département d’anthropologie de…

Anthropologie et industrie minière

Plusieurs anthropologues s’intéressent en outre à l’implication des politiques minières et des dynamiques d’extraction des ressources pour les populations vivant à l’endroit où démarrent des projets miniers. Les recherches ethnographiques révèlent par exemple que les activités minières engendrent un « développement inégal » (Smith 1991), exacerbant les injustices déjà présentes dans une communauté (Biersack 2006; Coumans 2011; Ferguson 2005). Ces études remettent ainsi en question le principe économique promu par les théories néolibérales voulant que l’industrie minière produise des avantages compétitifs pour les pays riches en métaux.

Écologie politique

Enfin, l’écologie politique n’avance pas «un ensemble de grandes théories ou d’affirmations »; elle mobilise « plutôt des concepts théoriques clés provenant d’écoles de pensée plus générales » (Robbins 2012b : 23). Se retrouvant bien souvent aux confluences de plusieurs corpus de littérature scientifique, l’écologie politique investit différentes thématiques comme, entre autres, celle de la conservation environnementale (Doyon 2015; Vaccaro et al. 2013; West et al. 2006), des sciences et technologies (Forsyth 2003; Goldman et al. 2011), de l’extraction des ressources naturelles (Menzie 2006; Nash 1993), des études féministes (Rocheleau et al. 1996) de l’environnementalisme (Brockington 2008; Brosius 1999), du tourisme et l’écotourisme (Duffy 2008; Ness 2005).

Subalternités et écologie politique

Au niveau des prémisses, plusieurs parallèles caractérisent l’écologie politique et les Subaltern Studies, mouvement intellectuel né de la rencontre d’Indianistes dont la finalité se voulait d’écrire de « meilleures historiographies » redonnant ses lettres de noblesse aux « sans voix » que le joug colonial, puis le nationalisme triomphant, ont tour-à-tour sous-représenté (Sarkar 2000: 302, voir aussi Spivak 1988)….