Ethnographie de la naturalisation : la renaturalisation des berges de la rivière Saint-Charles de Québec

Des espaces verdoyants ont laissé place à travers les siècles à des environnements gris, bétonnés et souillés par les divers polluants toxiques rejetés par l’industrie lourde. Les nombreux problèmes causés par cette pollution de l’eau et de l’air des villes et le grand manque de planification de l’espace urbain, des problèmes qui ont causé, par exemple, l’augmentation d’ennuis de santé graves au sein de la population, ont amené une certaine partie de la société à questionner les changements survenus et à prendre conscience de l’importance de protéger l’environnement.

Quelle est la place de l’éducation et du fait scientifique dans le discours sur la rivière Saint-Charles? La qualité de l’eau : une préoccupation scientifique et écologique qui trouve sa place en éducation à Québec

Cet article a pour but de situer le discours éducationnel et scientifique dans les enjeux concernant la rivière Saint-Charles. Pour ce faire, nous avons réalisé une entrevue avec Olivier D’Amours, professeur en techniques de bioécologie au cégep de Sainte-Foy. Il est responsable du cours de caractérisation des milieux aquatiques, dans le cadre duquel il effectue deux sorties sur cette rivière.

La renaturalisation de la rivière Saint-Charles : une initiative citoyenne

L’histoire de la revitalisation de la rivière Saint-Charles est souvent considérée comme un leg important du maire Jean-Paul L’Allier, or peu savent qu’elle a débuté plusieurs années auparavant par un groupe de citoyens regroupés sous la bannière du Mouvement Rivière Vivante (MRV), fondée en octobre 1995 (Lauzon, 1998).

Conférence Anthropologie, Nature et Environnement II: François-Xavier Cyr et Olivia Roy-Malo

Conférence conjointe de François-Xavier Cyr (maîtrise, Université Laval) et Olivia Roy-Malo (maîtrise, Université Laval), 9 mars 2016 : Aires protégées au Québec, une logique de centralisation : le cas d’une nation autochtone et d’une municipalité régionale Le cycle de conférence « Anthropologie, Nature et Environnement » s’inscrit dans le cadre des Rendez-vous anthropologiques organisés par le département d’anthropologie de…

Anthropologie et industrie minière

Plusieurs anthropologues s’intéressent en outre à l’implication des politiques minières et des dynamiques d’extraction des ressources pour les populations vivant à l’endroit où démarrent des projets miniers. Les recherches ethnographiques révèlent par exemple que les activités minières engendrent un « développement inégal » (Smith 1991), exacerbant les injustices déjà présentes dans une communauté (Biersack 2006; Coumans 2011; Ferguson 2005). Ces études remettent ainsi en question le principe économique promu par les théories néolibérales voulant que l’industrie minière produise des avantages compétitifs pour les pays riches en métaux.

Conférence Anthropologie, nature et environnement I: Marie-Luce Gélard

La présentation de Marie-Luce Gélard articulait des réflexions sur l’épistémologie des corps et le sable comme culture matérielle en contexte saharien marocain. Par quelles techniques, le sable devient-il matière prenante des quotidiens sahariens? Comment s’empreigne-t-il aux corps? Mais aussi, comment les corps s’empreignent-ils à cette matière?

Écologie politique

Enfin, l’écologie politique n’avance pas «un ensemble de grandes théories ou d’affirmations »; elle mobilise « plutôt des concepts théoriques clés provenant d’écoles de pensée plus générales » (Robbins 2012b : 23). Se retrouvant bien souvent aux confluences de plusieurs corpus de littérature scientifique, l’écologie politique investit différentes thématiques comme, entre autres, celle de la conservation environnementale (Doyon 2015; Vaccaro et al. 2013; West et al. 2006), des sciences et technologies (Forsyth 2003; Goldman et al. 2011), de l’extraction des ressources naturelles (Menzie 2006; Nash 1993), des études féministes (Rocheleau et al. 1996) de l’environnementalisme (Brockington 2008; Brosius 1999), du tourisme et l’écotourisme (Duffy 2008; Ness 2005).

Subalternités et écologie politique

Au niveau des prémisses, plusieurs parallèles caractérisent l’écologie politique et les Subaltern Studies, mouvement intellectuel né de la rencontre d’Indianistes dont la finalité se voulait d’écrire de « meilleures historiographies » redonnant ses lettres de noblesse aux « sans voix » que le joug colonial, puis le nationalisme triomphant, ont tour-à-tour sous-représenté (Sarkar 2000: 302, voir aussi Spivak 1988)….

Environnementalisme

L’environnementalisme est un courant de pensée résultant du mélange de plusieurs préoccupations sociales. Il est né dans les années 1960 à une époque où de nombreux mouvements sociaux ont émergés comme les mouvements pour la Paix et les droits civils (Guha 2000). La naissance de l’environnementalisme s’est effectuée en deux phases. La première est apparue…

Écotourisme

L’expansion rapide de l’écotourisme a suscité l’intérêt de nombreux anthropologues et géographes, qui ont pu apporter quelques nuances à ce tourisme alternatif présenté par ses promoteurs comme étant la formule parfaite.

Approche ontologique

L’approche ontologique en anthropologie a été influencée, entre autres, par les travaux de Bird-David (1999), Viveiros de Castro (1998, 2009), Descola (2000, 2005), Latour (1991), Henare et al. (2007), Clammer et al. (2004), Blaser (2009, 2013) et Poirier (2008, 2013). Tout en s’intéressant à la nature des relations entre les personnes humaines et non-humaines, cette approche propose un recentrage des questions épistémologiques autour des théories de l’existence.